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La "Rose couverte de Paname", club de canne de combat dite française et de bâton, se situe près de Paris à Antony.

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La Canne, les Muscadins, Fréron et le jeunesse dorée.

 

                    

- Les Muscadins.

- Fréron et la "Jeunesse dorée".

 

 

 

 

 

 

                                                               LES MUSCADINS

 

La chute de Robespierre le 9 Thermidor 1794, sonne le glas des espérances révolutionnaires et marque le réveil des royalistes parisiens ! Les carrosses réapparaissent; les Français sortis des prisons, revenus d’exil ou tout simplement soulagés, se jettent avec frénésie dans tous les plaisirs. Plus de 40 théâtres, près de 650 bals publics, font recette, dont les fameux « bals des victimes ». 

 

Les Muscadins rescapés de la Terreur s’unissent et reprennent le haut du pavé ; avec l'indulgence de Barras, ils organisent des expéditions punitives contre les « terroristes », armés de leur bâton à poignée plombée appelé « le pouvoir exécutif ! »  

 

 

 

                       Incroyable et Muscadin - Directoire

 

 

 

Lieu de rencontre :

 

« Leur quartier général se trouve au Palais Royal, leur état-major, au café de Chartres. Ils se réunissent également au café de la Foi, que fréquentait autrefois, les chevaliers de St Louis. Après avoir lu et commenté les gazettes royalistes, ils partent en troupe, écumer le pavé parisien, et malheur au sans culotte non repenti qui les croise… plus d'un de ces « culs crottés » goûtera du « rosse coquin », le gourdin ferré des « belles cuisses ».

 

Toute la fine fleur de Tivoli, de Bagatelle, de l’Elysée, du glacier Garchy, parade,avec son drapeau blanc et son cri de ralliement : « Guerre au téo-istes !» Ils seront près de 3 000 à Paris, etseront baptisés « Collets noirs », en raison de leur tenue, ainsi qu’en hommage au roi défunt.

 

« Sur le boulevard, les « aimables » passent et repassent, gesticulant, énumérant maîtresses et parents guillotinés. À la terrasse du café Rigny, quai des Quatre Nations, ils décrivent la journée du 10 août autour d’un punch au lait, ainsi que la mésaventure du dernier Jacobin rossé, le pantalon de Charette vendu 26 louis, ou l’histoire tragique de cette jeune fille qui s'est jetée dans la Seine avec le roman « des amours du chevalier Faublas ».  

 

 

 

                      Muscadins en promenade - Directoire                                      Un Muscadin - Directoire

 

 

 

« Leurs longs cheveux, tressés en cadenettes pendants des deux côtés de leurs joues sont utiles pour amortir les coups de bâton, de sabre ou de hachoir que l'on prend parfois dans les bagarres contre les sans-culottes. Ils portent un chapeau à larges bords voire un tricorne tenant comme par miracle, sur la chevelure enfarinée. Sur le chapeau, l'énorme cocarde tricolore peut en un instant, grâce à un subtil mécanisme, se métamorphoser en une resplendissante cocarde blanche. »

 

 

« Ils portent des vestes de couleur verte, en souvenir du Comte d'Artois et arborent 17  boutons de nacre en l'honneur de l'orphelin de la prison du Temple. Leur mot de passe est une allusion à ce dernier : « Combien huit et demi et huit et demi font-ils ? » ou « Quelle est la moitié de trente quatre ! » Ils se reconnaissent également au talisman de bois ou de plomb, tiré de la poche de leur gilet, représentant les silhouettes de Louis 16 et de Marie-Antoinette… »

 

 

 

                             Un Muscadin et sa canne sous le Directoire                              Incroyable et Muscadin

 

 

 

Le « bal des victimes » : 

« Les Muscadins fréquentent les « bals des victimes » ouverts à ceux qui affirmaient avoir perdu des parents par l’échafaud. On danse en habits de deuil, et se salue de le tête, d’un coup sec, comme si elle eût été frappée du couteau de la guillotine. »

 

 

Le « costume à la victime » :

« Les jeunes muscadins chassent les Jacobins, persiflant les gens sans poudre et les cheveux noirs. La jeunesse dorée porte l’habit carré et décolleté, des souliers très découverts, les cheveux pendant sur le côté retroussés par derrière avec cadenettes ; ils sont armés de bâtons courts et plombés en forme d’assommoirs… c’est ce qu’on appelait : le costume à la victime ! »

 

 

    

  

 Ils ont dit...

 

« Muscadins ! François Chabot, exaspéré, avait ainsi nommé tous ces inutiles et fainéants de la République, épris de costume et de parure, à l’heure où se débattait le salut du monde… Ces jeunes hommes « sucrés », parfumés, ambrés, poudrés, musqués, aux allures louches, « qu’un coup de tambour » métamorphose en femme. »

 

 

 

                                  Muscadin sous le Directoire                                           Muscadin sous le Directoire - canne et chapeau                                            

 

 

« L’histoire retiendra, qu'il a existé en France au milieu de sa révolution, une jeunesse orgueilleuse, les « Muscadins », jeunes gens « sans courage et sans patrie. » Barère 

 

« La jeunesse dorée : Mon plus grand bonheur, serait de faire des soldats de tous ces élégants inutiles. Ces chenilles brillantes me sont en horreur, d’autant que la plupart est gorgée de venin. » Bonaparte.

 

« Qu’est-ce que cette jeunesse dorée, sinon la race éternelle des libertins et des inutiles ? Ce sont ces mêmes damerets qui, dans l’année « terrible », se cachaient pour se dérober à la défense de la patrie. Ils se retrouvent prêts à la réquisition du guet-apens et de la violence. »

 

« Ces mains de femmes aux mains blanchies à l’huile d’amande, portent des cannes noueuses, parfois des gourdins, et ne semblent faites que pour manier tout au plus, la quenouille. Ils sont lâches, mous, d’humeur efféminée, et ne se risquent à attaquer leur ennemi, que lorsqu’il est isolé ou malade. »

 

 

 

                    Muscadin canne et lorgnette                                              Muscadin sous le Directoire avec sa canne               

 

 

 

 

« Ils écœuraient Béranger, qui voulut les peindre dans une comédie, les appelant, non pas les Muscadins ou les « petits sucrés », mais les « hermaphrodites ». C’est bien le nom qui convient à cette race éternelle, sans moelle, sans force, sans substance cérébrale, au sang appauvri, eunuques avachis, qui n’ont d’énergie que pour le plaisir ; race sans foi, sans pensée, qui nie, insulte et combat ce qu’elle ne comprend point et représente l’indestructible obstacle contre lequel se brisent trop souvent les mâles énergies et les nobles dévouements. »

 

 

« La famine, le peuple la connaissait ; il savait en l’An 2, se coucher sans dîner sous le drapeau troué de la République. Paris, son Paris même ne lui appartenait plus. Une armée de muscadins tenait les avenues, gardait les boulevards, chassait à coups de cannes, les jacobins hors des jardins publics. À 20 contre 1, ils assommaient les hommes, battaient les femmes… Quels tristes héros que ces muscadins ! »

 

 

« Méfions-nous de la mode brutale qui place une canne plombée entre les mains des Muscadins ; ne rions pas surtout, crainte de malencontre, de leurs coiffures, leurs basques interminables, et de cette cravate à 36 tours, « vert pomme pas mûre », qui protège leurs larynx efféminés, incapables de prononcer les r. »

 

 

« On l’a vu se promener pendant un semestre sous la défroque de l’emploi… avec une horrible canne en vrille ferrée à son extrémité comme une massue. Cette friperie disait l’homme : acteur et assassin. »

 

 

 

                        Muscadin canne gourdin bicorne                     Les Muscadins - Jules Claretie

 

 

 

« Quand ils se trouvaient en nombre supérieur, ils assommaient leurs adversaires d’un coup de ce bâton qu’ils nommaient leur « pouvoir exécutif », mais à nombre égal, ils lâchaient pied, cédaient le terrain puis se retiraient en zézayant et se dandinant. Ils allaient tout couper, « paole d’honneu »… mais dès qu’arrivait un groupe de citoyens coiffés à la Brutus, crânes tondus, protestant contre la farine « dépensée à blanchir une tête quand elle devrait nourrir un estomac », les fiers-à-bras de Fréron désertaient, sans combat, le champ de batailles aux carmagnoles. » 

 

 

« Ils étaient tous armés d’épées, de sabres, de pistolets, sauf ces terribles hommes à moustaches qui restaient fidèles à leur tape-dur ou bâton constitutionnel, comme aux premiers temps de la République… Ainsi que le personnage le plus antipathique à cette tourbe, je veux dire le Muscadin ! »

 

 

 

 

 

 

Ils ont dit aussi...

 

« Les gens bien vêtus s’appelaient alors Muscadins. Etre bien vêtu était un crime du 1er chef. On ne voulait en France que des « sans-culottes. » 

 

 

 

                                   Un Muscadin - canne et chapeau

 

 

 

« … Ces jeunes gens s’appellent les Muscadins, ils sont de l’espèce des « dandys » ! Fréron dans son ardeur, les nomme « la jeunesse dorée ». Elle est apparue comme une espèce de résurrection ; elle porte le crêpe au bras (celui des victimes de la révolution), ainsi que des gourdins garnis de plomb, d’un air furieux. Tout "tape-dur" ou reste de jacobinisme qu’ils peuvent rencontrer, passera un sale moment... Nous renverserons le jacobinisme avec nos bâtons plombés disaient-ils ! »       

 

 

« Qu’on les ait gratifiés de Muscadins, faquins, aristocrates, ils me demeurent sympathiques pour avoir inspiré une terreur salutaire aux terroristes grâce au bâton et à la correction patriotique »

 

 

« … Les muscadins, secrètement encouragés, couraient les rues de Lons le Saunier, insultant, maltraitant les citoyens inoffensifs dont le seul tord était leur attachement à la République. Quand les bâtons étaient cassés sur leurs têtes, on avait recours aux pierres. Les muscadins riaient comme des fous. »

 

 

« Ils pouvaient braver une riposte à l’aide de leurs casse-têtes. Que vaut un coup de poing, si robuste soit le bras, contre une canne plombée ou le tranchant d’un sabre bien affilé ? La situation était belle pour les muscadins, dont beaucoup de dames à Lons le Saunier encourageaient les équipées sanglantes. Débarrassez nous des ces maratistes au plus vite, disaient-elles ! »   

 

 

 

                     Muscadin canne et chapeau                                 incroyables et muscadins mode canne chapeau directoire                        

 

                     

 

Ces jeunes gens trouvent pour alliées naturelles les femmes, dont l'opinion est faite d'attendrissement, et dont le parti ordinaire est celui de la charité, lorsque les persécutés n'étaient que des victimes... Ainsi la guerre commence par des victoires. Les femmes séduisent les cœurs. Les spectacles, les acteurs enflamment les imaginations. Les bâtons de la jeunesse entament le dos des Jacobins. » 

 

 

« Ils étaient armés de cannes ou de bâtons plombés, et chantaient « Le Réveil du Peuple », un hymne composé par les poètes de la réaction thermidorienne. Les Muscadins dont Paris se moque aujourd’hui, oublie que se sont ces gens là qui on sauvés Paris. »

 

 

       « Peuple Français, peuple de frères,

       Peux-tu voir sans frémir d'horreur,

       Le crime arborer les bannières

       Du carnage et de la terreur ?

 

       … Partage l'horreur qui m'anime !

       Ils ne nous échapperont pas. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     FRÉRON  Louis-Stanislas    

 

« Il sue le crime, il est couvert de la lèpre du crime, il se faisait un jeu du crime, du parjure, du scandale ; tout lui est bon, pourvu que ce ne soit pas la vertu. »

 

 

         Fréron Louis-Stanislas La jeunesse dorée

 

 

Journaliste et fondateur de « l’Orateur du Peuple » en 1790. Ce proche de Desmoulins et de Robespierre avec lesquels il partage les bancs du lycée Louis le Grand, prend une part active aux grandes journées révolutionnaires ainsi qu’aux massacres de septembre 1792. Il rejoindra le camp des royalistes après le 9 thermidor et sera l’instigateur de la terrible répression de Toulon, fin 1793.

 

« Le premier bâton de la capitale », la terreur des Jacobins ! » Madame Tallien 

 

Ce « Missionnaire de la Terreur », fut l’amant de Pauline Bonaparte, avant de partir à Saint-Domingue comme sous-préfet ; atteint de la fièvre jaune, il s’éteint le 15 juillet 1802.

 

 

                             Pauline Bonaparte Directoire

 

 

« …Tous les jours passait dans l’Orateur du Peuple un article où ce bourreau d’hier réclamait des exécutions « au nom de la justice »… Ce diable de Fréron, écrit un journal, ne donne pas à ses ennemis un moment de relâche. Il s’acharnait sur Collot, Billaud, Amar, Barère. »

 

« Votre cercueil est prêt, criait-il à ces malheureux, vous vous débattez en vain. »

 

 

 

      

  

« LA JEUNESSE DORÉE ».

 

Il forme avec son ami Tallien, des bandes de jeunes muscadins ou « collets noirs », recevant la mission de rosser les « passants ayant mauvaise figure », c’est à dire les Jacobins. Il recrute son « armée » dans divers endroits de la capitale comme le Café de Chartres. On y trouve aussi bien des insoumis, des artistes, des petits commerçants que des individus sortant de prisons ou des journalistes. Parmi ses lieutenants, se trouve le baryton Garat, Ange Pitou, Saint-Huruge, Jean Elleviou et Langlois.

 

 

« La jeunesse dorée : Mon plus grand bonheur, serait de faire des soldats de tous ces élégants inutiles. Ces chenilles brillantes me sont en horreur, d’autant que la plupart est gorgée de venin. » Bonaparte  

                                                                                                                                            Napoléon Bonaparte 1er consul

 

 

« À la suite de cette époque politique d’horrible mémoire dite « la Terreur », il s’organisa à Paris puis en province,  des troupes de jeunes gens qu’on nomma « La jeunesse dorée ». Leur costume était une redingote courte, de couleur claire et à collet noir. Leur arme, un bâton lourd et noueux dont ils firent un usage assez brutal contre les jacobins; ceux qu’on appelait terroristes, septembriseurs ou queue de Robespierre, étaient traqués et roués de coups.

 

La chose n’est pas bien digne ni légale, il ne l’est jamais d’attaquer les gens, désarmés et d’empiéter sur les fonctions du bourreau, mais c’était la façon du moment. Cependant, on ne peut pas toujours donner des coups de Bâton, ni toujours en recevoir... »

 

« Et qu’est cette jeunesse dorée, sinon la race éternelle des libertins et des inutiles ? Ce sont ces mêmes damerets qui, dans l’année « terrible », se cachaient pour se dérober à la défense de la patrie. »

 

« Faites-nous donc justice de l’armée de Fréron, de ces messieurs à Bâton ! » 

 

 

 

 

 

 

 

 

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